[CRITIQUE SERIES] « American Horror Story : Cult », le bilan de mi-saison

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Après la diffusion des six premiers épisodes, il était de faire le bilan de mi-saison de la septième saison d’American Horror Story sous-titrée Cult.

Après un début assez chaotique sur son premier épisode, la série a eu du mal à trouver sa direction. L’intérêt était absent tant tout semble foutraque à souhait. Chaque saison d’American Horror Story a son thème principal et un lieu principal auxquels se greffent des intrigues secondaires. Cette saison par dans différentes directions avant de se recentrer vers son épisode 4. On comprend rapidement que la politique et les clowns ne sont que des prétextes à évoquer le sous-titre de la série : les cultes ou sectes. L’écriture est bancale et se retrouve dominée par une volonté de gérer différentes thématiques en même temps. On veut évoquer la peur des clowns et une paranoïa ? On le fait. On veut évoquer les leaders de sectes ? On le fait. On veut évoquer les dérives des médias ? On le fait. On veut évoquer les violences policières ? On le fait. On veut évoquer l’élection de Donald Trump ? On le fait. C’est là la faiblesse de la saison. Ryan Murphy et ses scénaristes veulent mettre l’Amérique face à ses choix mais n’assume pas de le faire. Du coup, on se retrouve face à une accumulation de twists et de scènes fortes pour captiver. En voulant adresser la violence de l’Amérique post-Trump, American Horror Story tombe dans les mêmes travers qu’elle cherche à dénoncer (un problème déjà présent dans la saison 4 American Horror Story : Freak Show).

Heureusement la série peut compter sur un casting plutôt solide et cohérent. Si Sarah Paulson ne brille plus depuis longtemps dans la série, elle change rien cette saison avec un jeu allant du gênant au navrant. La vraie perle du casting est Evan Peters. Le vétéran de la série retrouve un personnage proche de celui de la saison 1, American Horror Story : Murder House, avec un Kai ambigu, pervers et manipulateur à souhait. Son personnage s’épaissie à chaque épisode de par sa psychologie, sa sexualité et ses diverses manipulations. Cela est amorcé dans les épisodes 4 et 5 où il est enfin mis en avant et où l’on comprend mieux où la saison veut aller. Le paroxysme est atteint dans l’épisode 6 – un épisode contenant une tuerie et modifié suite à la tuerie de Las Vegas – où un nom est lâché : Charles Manson. Les similitudes sont proches entre les deux hommes et  l’on attend avec impatience de voir la suite pour lui. On remarquera que la saison est beaucoup plus sexuelle que les autres avec des scènes plus frontales et crues que dans les autres saisons.

Arrivée au milieu de sa diffusion, American Horror Story : Cult continue de faire le boulot en alternant scènes de violences (ces tueries clownesques sont grotesques mais graphiquement dingues), scènes de sexe et scènes de psychologie mais peine à captiver de par son écriture bancale et faible.

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