[CRITIQUE SERIES] « American Horror Story : Cult » – Le bilan de fin de saison

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Après divers thèmes dans le monde de l’horreur, la saison 7 d’American Horror Story a pris de court les téléspectateurs en quittant fantômes, sorcières et maisons hantées pour se concentrer sur sectes, gourous et partis extrémistes.

American Horror Story : Cult a délivré son lot de mystères et de violence mais globalement ce fut une saison assez peu engageante. L’écriture était hasardeuse avec alternance de propos féministes, de doctrines politiques et de scènes chocs. Le problème est que cela s’enchaîne sans grand rapport. Au départ on assistait à un pro-Trump qui terrorisait un couple de lesbienne pour être élu puis il a viré gourou en mode Helter Skelter avant d’assister à un avènement du féminisme mal placé dans le contexte actuel. Si la volonté de tacler Donald Trump et Hillary Clinton était forte et visible en fond, le reste ne fut qu’illusion et accessoire.

Les personnages secondaires varient du mal-géré (Billie Lourd) au mauvais jeu (Sarah Paulson) voire même à l’erreur de casting (Lena Dunham). L’épisode où elle apparaît est un des pires produits télévisuels des dernières années alors que le sujet est parfait : les années 70, la libération sexuelle et la présence d’Andy Warhol. Sauf que rien n’est bon, ni le jeu, ni la réalisation, ni l’intérêt de l’épisode. On sauvera de ce naufrage le retour d’une vétéran de la série pour un rôle prévu comme iconique et qui se révèle être un pétard mouillé. Si un jeu de massacre s’organise au fur et à mesure de la saison, tout est fait pour une confrontation finale prévue dès le premier épisode. On constate qu’une fois encore Ryan Murphy sauve son actrice fétiche et cela devient redondant.

La vraie surprise de l’épisode réside dans Evan Peters. Souvent sous exploité et sacrifié dans les saisons précédentes, l’acteur trouve ici une palette de personnages à la hauteur de son talent. Il incarne au moins 5 personnages différents et donne de sa personne, physiquement comme mentalement. Il est terrifiant de violence et de haine mais aussi de vulnérabilité. Exception faite du final qui ne lui rend plus justice, il domine cette saison et mérite mieux que les seconds rôles qu’on lui confie.

Cette septième saison d’American Horror Story apparaît comme celle des limites dans la mesure où la série de FX tourne à vide et finit sur les jantes. Avec deux saisons annoncées – dont une cross-over – la série approche t’elle de sa fin ? Réponse à l’automne prochain.

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