[CRITIQUE SÉRIES] « American Horror Story : Apocalypse » – Bilan de mi-saison

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Après un premier épisode encourageant, American Horror Story : Apocalypse a poursuivi sa diffusion pour atteindre avec son cinquième chapitre sa mi-saison. Il est donc temps de tirer un premier bilan de cette nouvelle variation horrifique.

Cette saison était attendue des fans car elle a été vendue comme LA saison ultime. Le cross-over entre les saisons préférées de tous, American Horror Story : Murder House et American Horror Story : Coven. Celle ou les fantômes et esprits maudits de la saison 1 allaient rencontrer les sorcières du Coven. Elle promettait, sur le papier, le casting le plus dingue de la série jusqu’à présent. Puis, en amont de son lancement, il a été annoncé que cette saison serait celle de la fin du monde, de l’Apocalypse. Et enfin, que cette Armageddon serait déclenchée par Michael Langdon, le « fils » de Constance Langdon, rôle iconique tenu par Jessica Lange dans la saison 1. L’attente était forte, le résultat surpasse nos espoirs les plus fous.

Découpée en 3 parties, cette saison 8 propose un chapitre d’introduction avec de dévoiler une volée d’épisodes centrés sur la partie mystique du show. On retrouve le monde du Coven avec ses femmes fortes, incroyables, flamboyantes aux punchlines bien servies et dosées. La deuxième partie sera concentrée sur la première saison si l’on en croit les indices laissés au-cours des épisodes. Un élément cependant vient perturber le déroulement de la saison. Tout American Horror Story est référencé, on croise les saisons 5 et 6, une petite référence à la septième et un clin d’œil à la quatrième. Cela renforce le lien entre tous les personnages. On a le sentiment d’assister à un chant du cygne pour la série alors qu’elle est au sommet de sa puissance.

L’écriture de ces cinq premiers épisodes est ciselée, conçue pour choquer, surprendre, désarçonner. On est dans le même état d’esprit que les personnages, perdus dans un monde détruit, ravagé. Mais un seul être est le point de fixation des scénaristes : Michael Langdon. Fils de, enfant du démon, il est celui par qui tout arrive et part. On a pas vu un tel niveau d’écriture sur une personne depuis American Horror Story : Asylum et sa destruction psychologique du personnage de Jessica Lange. Mais le processus est inversé : on devrait craindre ce garçon psychotique mais on le vénère. Il illumine chaque scène et surtout bat la mesure au reste du casting. On note avec un plaisir certain que le Murphyverse s’est étoffé avec de nouveaux acteurs qui prouvent, s’il y a encore besoin, que Ryan Murphy sait dénicher des talents. Si un sentiment de nostalgie des premières saisons est présent, cela passe aussi par la réalisation. Chaque thématique a son retour aux sources. La saison 8 est claustrophobe et marquée du feu mais lors des scènes avec les sorcières, on retrouve ces mouvements de caméra, ce thème musical, ce style qui tranchait avec la saison précédente.

Le casting est le dernier point positif de cette saison. Chaque acteur a la possibilité de jouer diverses partitions, divers rôles, diverses thématiques. On a la sentiment d’assister à une Apocalypse télévisuelle tant l’ensemble est magistralement géré. Mention spéciale à Kathy Bates qui incarne un rôle ambigu et retrouve son niveau de jeu de la saison 3 lorsqu’elle jouait Madame LaLaurie. On ne peut que se réjouir de la fin de la saison qui promet le retour de visages familiers de la série avec la grande Jessica Lange en tête de cortège.

Avec American Horror Story : Apocalypse, Ryan Murphy se fait pardonner les errances des dernières saisons et propose un show reflet exact de ce qu’est American Horror Story : horrifique, flamboyante, surprenante et incroyablement bien maîtrisée.

5

Conclusion

On signe où pour suivre le reste de cette Apocalypse ?

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