Que vaut le premier épisode de American Horror Story : Apocalypse ?

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Suite à l’Apocalypse, un groupe de survivants rejoint un abri souterrain, l’Outpost Trois. Ce refuge est géré par un groupe de femmes qui établissent un certain ordre et punissent ceux qui bafouent les lois…

Après six saisons passées à jouer avec la peur sous ses multiples formes, Ryan Murphy avait cassé sa création l’an passé en présentant American Horror Story : Cult qui mélangeait sectes, politiques et clowns. Les retours furent mitigés et il est temps pour le prolifique showrunner de prouver qu’il en a encore sous le coude pour son anthologie de FX. Ce sera American Horror Story : Apocalypse, une saison vendue comme LA saison ultime pour les fans avec la fusion de deux univers, ceux d’American Horror Story : Murder House (la première) et d’American Horror Story : Coven (la troisième). Au programme ? La fin du monde, des survivalistes, un casting à faire pâlir le plus gros producteur Hollywood (sauf ceux du prochain Tarantino), de multiples come-back et des rôles revisités. Bienvenue en Enfer.

Dès le départ, le ton de la saison est donné. On suit différents personnages classiques de 2018 essayant de survivre à la fin du monde. On a la blogueuse mode (Leslie Grossman), son assistante (Billie Lourd), son coiffeur (Evan Peters) accompagné de sa grand-mère (Joan Collins, premier gros nom ajouté au casting) et son mari (Billy Eichner). Tout ce petit monde pourrait être nos héros mais dans le petit monde d’American Horror Story, tout n’est que mensonges et faux-semblants (on se souviendra d’American Horror Story : Roanoke). On rencontre au fil de l’épisode beaucoup de nouveaux rôles qui seront, en théorie, développés au fil des épisodes. Mais le coeur de l’épisode n’est pas dans l’Apocalypse. Comme souvent avec les dernières productions de Ryan Murphy, celui-ci s’attarde sur les conséquences. Sur l’après. Sur la survie. C’est à ce moment qu’intervient son coup de génie : reprendre d’anciens personnages pour justifier l’intrigue.

On pourrait craindre du fan-service à foison (et il y en a) mais l’ensemble des retours est bien géré. Si les nouveaux personnages demanderont à être approfondis par la suite, le casting « dur » fait plaisir. On est loin des seconds rôles et mauvais jeux de l’an passé. Kathy Bates est impériale dans son rôle de super-gardienne et Sarah Paulson va faire hurler les fans car du lourd se prépare avec elle et ses personnages. Adina Porter n’apparaît qu’un court instant mais promet déjà de bons moments. On appréciera surtout un sentiment absent depuis longtemps au-sein d’American Horror Story (probablement depuis la saison 5, American Horror Story : Hotel) : un sentiment consistant à promener le spectateur de A à Z et surtout à lui faire comprendre que personne n’est en sécurité.

Dans ce pilot, on renoue avec le classique de la série : une ambiance pesante, sombre, travaillée. Un casting torturé et malmené et surtout on note le grand come-back du générique classique. La réalisation est impeccable, on retrouve la caméra qui recherche le jeu des acteurs, qui le fait ressortir. L’ambiance est volontairement brumeuse, violente et sérieusement porté sur les classiques de la survie à grands renforts de masques, armes à feu, looks de savants fous. Un festin visuel, auditif et un vrai plaisir de voir une saison qui semblait encore inenvisageable il y a quelques mois. L’ensemble des ambitions de cette saison est résumé dans les 10 dernières minutes qui apparaissent comme un melting-pot de ce qu’est et sera American Horror Story : Apocalypse.

Après deux saisons en demi-teintes, American Horror Story revient en force avec la destruction de l’Humanité. Si la formule reste inchangée (casting 5 étoiles, horreur, musique parfaite et ambiance), la combinaison inédite de nouveauté et de fusions de deux anciennes saisons peut amener la série sur un terrain inédit qui ne demande qu’à se dévoiler.

[CRITIQUES SÉRIES] « American Horror Story: Apocalypse » – The End (8×01)
4.8

Conclusion

En mixant horreur, fan-service, nouveaux personnages et anciens, fin du monde, survivalisme et hommage au genre, American Horror Story : Apocalypse signe un démarrage fort qui fait plaisir et promet un retour aux bases de ce que furent les premières saisons.

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