[CRITIQUE] « 31 », réalisé par Rob Zombie

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31

Le 30 octobre 1975, cinq personnes choisies au hasard ont été enlevées et retenues en otage dans un endroit appelé le monde du crime. La nuit d’Halloween, ils devront se battre pour survivre au jeu le plus violent qu’il soit. Un jeu nommé 31 où de dangereux maniaques déguisés en clown vont répandre la terreur…

Sixième film de Rob Zombie (Halloween, The Lords Of Salem), 31 présente un double intérêt : il a été financé via deux campagnes de financement participatif sur le site fanbacked.com et a été un development hell long de 3 ans. Après l’avoir évoqué en 2013, annoncé et écrit en 2014 et financé entre 2014 et 2015, Rob Zombie avait annoncé son tournage en avril 2015. Pourquoi une sortie limitée et en VOD en septembre 2016 ? Peut-être parce que des gens ont vu ce film et ont décidé d’épargner les spectateurs… La Midnight Movies du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg a proposé une projection du film et voici ce que nous en avons pensé.

Rob Zombie est connu pour sa musique mais aussi pour sa filmographie plutôt bonne – notamment Halloween et The Lords Of Salem – alors forcément quand Robbie annonce s’attaquer au mythe ô combien porteur des clowns tueurs, tous les espoirs sont permis. Néanmoins, le pitch refroidit pas mal. Vous avez vu Saw, It, Il est revenu, Hunger Games, The Purge et globalement tous les slashers sortis au-cours des 50 dernières années ? Alors, vous avez vu 31.

Le scénario n’est clairement pas la force du film. On suit pendant deux longues, très longues heures un groupe de redneck coincés dans un hangar. La sortie ? La survie. S’ils survivent pendant 12 heures à des assauts constants de tueurs fous alors ils pourront chanter « Libérés, délivrés« . Le twist ? Y a des gens sur-maquillés qui surveillent le tout et décident de lâcher les chiens. On rassure la SPA, il n’y a pas de canidés, seulement des psychopathes maquillés façon Heath Ledger (on évite le look de Jared Leto dans Suicide Squad au-moins) tantôt nazis, tantôt mexicains et surtout sévèrement barrés.

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vois-tu l’esprit du film ?

Et c’est sur ce point que Rob Zombie sauve son film : le jeu de massacre. Il est gore, il est trash, il est sanglant. On assiste à un déluge d’hémoglobine, à des sorties de tripes qui ferraient passer Fear The Walking Dead pour les Télétubbies. Ça coupe, ça tranche, ça saigne, ça crie aussi. Beaucoup, beaucoup trop même mais le plaisir reste intense. Le casting fait le job sans trop se forcer non plus.

Le gros point noir de ce sixième film est donc le scénario qui prend un temps fou à nous présenter les protagonistes, les méchants et leur chef. Si le début du film est fait au forceps, la fin est faite à grands coups de pelle dans la gueule. Dans la votre, cher spectateur. On en vient à se dire que Robbinou aurait dû faire une troisième campagne de financement pour s’acheter une vraie fin tant celle proposée est convenue et prévisible.

31 est donc un film imparfait tiré par un scénario lourd et bateau mais sauvé par une heure de massacre pur et dur comme Rob Zombie aime les orchestrer. Les fans du bonhomme devraient y trouver leur compte, les autres peuvent passer leur chemin.

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